Ornithologie

Week-end en Camargue

4 et 5 mai 2013

Le début du mois de mai est aussi une super période pour se rendre en Camargue : la migration des passereaux se poursuit et les nicheurs sont arrivés. 
Nous profitons des premières heures du jour pour descendre vers Piémanson. Alors que le soleil se lève, Les automobilistes ne sont pas nombreux à emprunter la petite route qui descend le long des baisses en direction de la plage. C’est le moment idéal pour observer les laro-limicoles à bonne distance : Sternes naines, Goélands railleurs aux reflets rosés, Grands gravelots, Chevaliers guignettes … se succèdent le long du trajet.

Chevalier guignetteGoéland railleurSternes naines

Nous avons de la chance, un petit groupe de Bécasseaux cocorlis parcourt les bancs de sable le long de la route. La plupart d’entre eux ont déjà revêtu leur magnifique plumage nuptial roux.

Bécasseau cocorli

Arrivés sur la plage, nous cherchons les passereaux migrateurs dans les tamaris, à l’écart des nombreux estivants qui commencent à prendre possession de la plage. Gobemouches noirs, Pouillots siffleurs, Fauvettes grisettes, Fauvettes passerinettes, Rougequeues à front blanc … virevoltent dans chaque buisson. Le début du mois de mai marque également le passage des Pies-grièches écorcheurs dont nous pourrons observer un mâle. Tout ce petit monde s’agite au passage d’un Faucon hobereau. Plus loin, un Hibou des marais se dissimule dans les salicornes, observation qui clôt cette matinée en beauté.

Gobemouche noir mâleGobemouche noir femelleGobemouche noir femelle
Nous remontons en direction de la Capelière. Le Chevalier arlequin, déjà observé une semaine plus tôt, est toujours là, au même endroit. La lumière est cependant plus propice …

Chevalier arlequin
Quittant la région PACA, nous prenons la direction du Gard. Petite halte au bord de la nationale où la mise en eau d'une rizière attire de nombreux oiseaux : Guifettes moustacs, Sternes hansels, Mouettes mélanocéphales et 1 Bécasseau de Temminck.

Sterne hansel

Nous gagnons la réserve de Scamandre abritant une importante colonie d’ardeidés. Effectivement, Ibis falcinelles, hérons et aigrettes, sont nombreux à survoler le site pour rejoindre leur nid. Très joli passage également d’Hirondelles de rivage : elles sont plusieurs milliers à chasser les insectes au-dessus des marais. Magnifique spectacle !!
Après avoir fait le tour de la réserve, nous empruntons la route le long de l’étang du charnier en espérant observer la Talève sultane … mais sans succès ! Mais nous ne regrettons pas le détour qui est l’occasion d’observer une jolie femelle de Blongios nain.

Blongios nain

La journée se termine, comme souvent, au Mas d’Agon, où l’ambiance du soir est toujours excellente. Pas de glaréole cette fois-ci, mais de nombreux groupes de guifettes moustacs et leucoptères. Quelques ibis survolent également le site alors que le chant du Butor se mêle à celui des nombreuses Rousseroles turdoïdes perchées dans les roseaux.

Mouette mélanocéphaleIbis falcinellesMas d'Agon

Faucon kobez en Crau

Comme chaque année, entre la fin du mois d’avril et la mi-mai, on peut noter le pic de passage des Faucons kobez, petit faucon au plumage gris bleuté nichant à l’Est de l’Europe dans les nids de corbeaux. Cette année encore, quelques individus ont été notés en plaine de Crau. 

Le 1er mai nous avons la chance d’observer 3 individus éparpillés sur la réserve : 2 femelles et un mâle.
Le 3 mai, nous refaisons un tour en fin d’après-midi en espérant profiter des lumières du soir, mais les oiseaux restent lointains, ce qui ne nous empêchera pas de faire de jolies obs. Cette fois-ci nous contactons 4 individus : 3 femelles adultes et 1 femelle immature)

Faucon kobez femelle adulte

Femelle adulte de Faucon kobez en chasse dans une ambiance vespérale, ce qui a valu le nom scientifique de cette espèce Falco vespertinus

De retour le 5 mai sous une pluie fine, ce sont 8 individus qui se laissent observer, tantôt en chasse parmi les crécerellettes, tantôt postés sur les galets. Ce petit groupe est composé toujours des 2 femelles adultes et de la femelle immature, de 2 mâles immatures et d’un mâle adulte. 

Faucon kobez femelle adulte

Femelle adulte ... sous la pluie

Nouveau passage le 7 mai, avec de jolies obs en soirée de 5 faucons. Il ne reste plus qu’1 mâle immature, toujours également 1 mâle adulte, 2 femelles adultes et la femelle immature. 

Faucon kobez femelle 2AFaucon kobez femelle adulteFaucon kobez femelle adulteFaucon kobez femelle adulte
Dernier passage le 8 mai au matin, les 5 individus sont toujours là. Peu actifs le matin, ils restent tranquillement posés sur leurs galets au milieu du coussoul tandis que les premiers rayons du soleil viennent sécher leur plumage encore humide de la nuit.

Faucon kobez mâle 2A
Mais les Faucons kobez n’effectuent pas leur halte migratoire seulement en Crau. D’autres individus sont observés un peu partout dans la région. Une petite photo prise dans la région aixoise la semaine dernière pour changer de l’ambiance cravenne.

Faucon kobez mâle 2A

Après l'orage

Mercredi 1er mai

Il devrait y avoir un mercredi férié chaque semaine. Surtout des journées comme celles-ci ! C’est le jour où il fallait être dehors et nombreux sont ceux qui en ont profité. Après plusieurs jours de vent de Sud-est, une nuit de pluie et une matinée orageuse, il n’en fallait pas moins pour rabattre les passereaux et autres migrateurs.
Direction la plaine de la Crau où le pic de passage des Faucons kobez a attiré de nombreux ornithos (photos dans un prochain article)…

Notre matinée débute autour de l’étang des Aulnes. La pluie vient de cesser et les passereaux sont très actifs : gobemouches gris, pouillots siffleurs et fitis, fauvettes grisettes, rossignols …
Sur l’étang, notons le passage de 2 Sternes caspiennes ainsi que de 2 Guifettes noires.

Tarier des prés

La journée se poursuit en Crau sèche. Les Faucons crécerellettes sont installés dans leur colonie. Comme prévu, les kobez sont au rendes-vous. Nous en croisons 3 en chasse : 2 femelles et 1 mâle.
La Crau, on ne s’en lasse pas, car chaque balade est l’occasion de belles observations des espèces remarquables que le site abrite : Outarde canepetière, Oedicnème criard, Alouette calandre, rolliers …

Œdicnème criardOutarde canepetièreAlouette calandre

Aujourd’hui, les Lièvres ibériques, introduits pour la chasse, sont également très actifs. Nous en croiserons en tout 4, se dissimilant derrière les tousques, ne laissant dépasser que leur œil …

Lièvre ibérique

Inventaire de l'avifaune dans le Parc National de Port-Cros

Lundi 15 avril

Direction le Parc National de Port-Cros pour le suivi de l’avifaune sur les îles d’Hyères. Départ du Lavandou avec la navette de 9h30. Si le soleil et le beau temps étaient au RDV sur la côte, la visibilité en mer est bien moins bonne. La brume marine enveloppe les îles dont nous distinguons la côte seulement à l’entrée du port …
Après un bref arrêt sur Port-Cros, le temps de déposer les affaires, nous embarquons accompagnés des agents du Parc pour effectuer le suivi des colonies de Puffins. Le contrôle des terriers dans les éboulis se solde par la trouvaille de deux sites occupés.

Puffin yelkouan
Nous revenons sur l’île principale pour prendre le déjeuner, il est 14h passé, avant de repartir faire le tour de Bagaud pour dresser l’inventaire de l’avifaune nichant dans les falaises : Corneille noire, Tadorne de Belon, Faucon pèlerin, Martinet pâle … Quelques migrateurs sont aussi de passage : Epervier d’Europe, Traquet motteux, Hirondelles rustiques

Tadorne de Belon
De retour sur Port-Cros, nous profitons des derniers rayons de soleil pour observer les migrateurs dans la roselière près du village. Jolie tombée de passereaux : plus d’une dizaine de Tariers des prés, 1 Gobemouche gris, 3 Rougequeues à front blanc et de nombreux Pouillots fitis.

Pouillot fitisRougequeue à front blanc
Le jour déclinant, les Petits-ducs entament leur concerto, tandis que les Hémidactyles verruqueux pointent le bout de leur museau avant de disparaître au fond des anfractuosités des rochers.

Hémidactyle verruqueux
Mardi 16 avril

Port-Cros
Départ à l’aube pour effectuer les IPA. La météo est idéale et les oiseaux très actifs. Le chant puissant des Rossignols philomèles et des Fauvettes mélanocéphales s’élève des buissons.

Fauvette mélanocéphale
De retour sur Port-Cros, un nouveau passage à la roselière permet de rajouter 3 espèces à la liste : 3 Bihoreaux gris, 1 Gobemouche noir et 1 Fauvette grisette.

Gobemouche noirBihoreau gris
La journée se poursuit par une balade autour de l’île. Les Lézards des murailles sont nombreux à profiter de la chaleur de cette journée quasi estivale.

Lézard des murailles

En mer, autour de la Gabinière, quelques thons se livrent à une partie de pêche. Plus haut, dans les falaises, un Monticole bleu, perché sur la crête, entame son chant mélodieux.
Au niveau de l’héliport, une Couleuvre à échelons se dore au soleil. Tandis qu’une Caille des blés décolle devant nos pieds, deux huppes se perchent dans un pin.
Au fort de l’Eminence, les oliviers attirent également les passereaux migrateurs : Pouillot fitis et de Bonelli, Gobemouches noirs, Rougequeues à front blanc. Au loin un Coucou gris pousse son cri carcatéristique, mon premier de l'année !
Nous voilà bientôt de retour au village, prêts à prendre la navette de 17h40.
Les Puffins yelkouans accompagnent notre voyage tandis que nous atteignons le Lavandou.

Fin de journée en Crau

Dimanche14 avril

Après une bonne journée en Camargue à observer les passereaux et autres migrateurs dans les tamaris, nous traversons la plaine de Crau. Au bord de la route, nous tombons sur deux œdicnèmes criards, peu farouches et, ma fois, assez coopératifs. L’un se tapie au sol près de la route, tandis que le second, restant à bonne distance, commence à entamer chants et parades. Un très beau moment ! Nous finissons par les laisser à leurs occupations et continuons notre chemin.

Oedicnème criardŒdicnème criard

Œdicnème criard

Plus loin, ce sont les Alouettes calandres qui, perchées sur un tas de pierres ou n'importe quel autre promontoire, entament leur chant. Petit extrait de la symphonie de la calandre.

Alouette calandre

Marouette sur le Roubaud

Mercredi 3 avril 2013

Profitant d’un des rares jours de soleil, je file faire une petite balade matinale le long du Roubaud. Ici, la fin du mois de mars rime avec l’arrivée des marouettes qui profitent de cette zone humide pour faire une pause durant leur migration. D’ailleurs, un mâle de Marouette poussin est annoncé sur le site depuis déjà une semaine. Je ne tarde pas à tomber sur le petit ralidé, très actif, et ne cessant de farfouiller au pied des roseaux. L’oiseau est assez peu farouche, n’hésitant pas à se faufiler le long du chemin, mais reste toujours à couvert. Une minute d’inattention et la voilà déjà disparue ! Autant dire que les occasions de photos sont rares ! Il faut savoir saisir le Kairos, le bon moment … mais ce ne sera pas mon cas ce matin. Voici juste un cliché pris pendant un furtif déplacement à découvert.

Marouette poussin

Les marouettes ne sont pas les seuls nouveaux arrivants de la migration. Dissimulé au milieu des roseaux, un Héron pourpré semble profiter des doux rayons du soleil.

Il n’est pas le seul à savourer cette matinée, enfin printanière. Les bouscarles, très discrètes à l’habitude, ne cessent de pousser leur chant puissant, se répondant d’une roselière à l’autre, postées en évidence sur le sommet des buissons, avant de disparaître à nouveau dans la végétation.

Bouscarle de Cetti

Le soleil incite également les animaux à sang froid à sortir de leur torpeur hivernale. Les Cistudes d’Europe se hissent le long de la rive, de même que les Tortues de Floride, lointaines cousines carnivores, exogènes et considérées comme invasives.

Mais bientôt le vent se lève …

Après la pluie

Après un week-end sous la pluie, le soleil est enfin de retour ! Je profite d'un moment de libre pour refaire un saut sur le Plan de La Garde. Les prairies sont en partie inondées, attirant un petit groupe de Chevalier culblanc (7). Les Martinets à ventre blanc profitent également des conditions favorables pour migrer. Ils étaient une cinquantaine aujourd'hui à chasser au-dessus du plan. Les crécerellettes, quant à eux, ne sont plus que deux. Moins actifs que les jours précédents, ils restent perchés dans leurs arbres favoris. L'humidité du sol ne favorise certainement pas la sortie des grillons !

Attention ça tangue !

Faucon crécerellette

Retour sur le Plan de La Garde

Le stationnement des Faucons crécerellettes se prolonge sur la zone humide du Plan de La Garde. Ils sont encore 5 à profiter de l’abondance de proies : 3 mâles et 2 femelles, proies qu’ils partagent avec les autres prédateurs : Bergeronnettes grises, choucas et Pie-grièche à tête rousse. Les temps sont durs pour les grillons ! D’autant plus qu’un nouveau prédateur fait son entrée : l’Oedicnème criard. Après sa longue migration, il n’aspire plus qu’à se rassasier ! A la tombée du soir, deux individus effectuent un passage rapide, tandis qu’au loin la Chevêche pousse son miaulement nuptial, perchée sur l’un des cabanons abandonnés.

Le prédateurFaucon crécerellette en volMadame surveille

Pour plus d'informations sur le Faucon crécerellette, n'hésitez pas à consulter le site dédié à l'espèce en cliquant ici

Faucon crécerellette

Jeudi 21 mars

Située à cheval entre les communes du Pradet et de La Garde, la zone humide du Plan accueille chaque année de nombreux oiseaux lors de leur migration pré-nuptiale.
Cette année, c’est un petit groupe de Faucons crécerellettes qui profite des ressources trophiques du site pour leur halte migratoire. Perchés sur les branches de la ripisylve, ils guettent les insectes, fondent sur leur proie et restent au sol quelques instants.

Faucon crécerelletteFaucon crécerelletteFaucon crécerellette
Au-dessus des prairies inondées, c’est aux hirondelles de donner leur ballet : Hirondelles rustiques, de rivage et de fenêtre virevoltent pourchassant les insectes. Pas de doute, le printemps est arrivé !

Faucon crécerellette

L'appel du coucou

Samedi 16 mars

Malgré le coup de froid qui s’est abattu sur la France les jours précédents, l’arrivée des migrateurs continue.
Si le début de la balade le long du Roubaud à Hyères semble assez calme, une hirondelle par-ci, une poule d’eau par-là, au bout de quelques centaines de mètres l’activité se fait plus intense. Trois Bécassines des marais, un Chevalier culblanc, un Busard des roseaux puis des dizaines d’hirondelles survolent la zone humide. Hirondelles rustiques, Hirondelles de fenêtres, de rivage, de rochers et, cerise sur le gâteau, 2 Hirondelles rousselines qui virevoltent à la poursuite des petits insectes. Parfois, elles passent assez près pour être photographiées.

Hirondelle rousseline

Nous assistons à un petit défilé de rapaces : Faucons crécerelles, Epervier d’Europe, Buses variables, Busards des roseaux …  Le couple local de busards est actif et marque son territoire en effectuant de nombreux festons au-dessus de la Base aéronavale.
Plus loin, dans les prairies humides, un discret Combattant varié profite des ressources du site pour se réapprovisionner tandis que, haut dans le ciel, deux Courlis cendrés poursuivent leur migration. Tous ont encore de nombreux kms à parcourir. Ce n’est pas le cas du loquace Coucou geai, qui, perché du haut de son arbre marque son territoire. Au loin, un autre cri de Coucou geai l’incite à décoller et à partir à sa rencontre. Arrivés d’Afrique ils entament rapidement leurs parades avant de parasiter les nids de pie.  
Bien plus discrète, une Pie-grièche à tête rousse, perchée dans un buisson, recharge elles-aussi ses batteries. Sa migration n’est pas terminée …

Coucou geaiCoucou geaiComme si vous y étiez : les cris du Coucou geai ! (notre première expérimentation d'enregistrement !! ;o)

Une hirondelle ne fait pas le printemps ?

Il est des jour où le printemps est en avance sur le calendrier. Après quelques jours de grisaille et de pluie, cette dernière est encore au rendez vous ce matin, samedi 9 mars 2013. En se rapprochant de la Crau, une des zones les plus sèches de Provence, les nuages se déchirent et le soleil fait son apparition. Il n’en faut pas plus pour réveiller l’instinct des oiseaux qui aussitôt se mettent soit en mouvement, soit à chanter. Dans les peupliers ceinturant l’étang des Aulnes, les mésanges, les grimpereaux, les étourneaux et les Pigeons ramiers font entendre leurs voix. Sur l’étang, les Grèbes castagneux deviennent belliqueux et les Grèbes huppés commencent à parader. Les deux oiseaux se rapprochent, se font face à face, ils s’observent puis, soudain, tournent la tête alternativement vers la droite puis vers la gauche dans le sens opposé du congénère. Ce ne sont là que les premiers mouvements d’une parade parfaitement coordonnée…  Dans le ciel, des cris lointains de Mouettes mélanocéphales encore invisibles trahissent leur présence. Alors que le soleil se fait plus chaud, les premiers thermiques se créent et c’est au tour des rapaces de se mettre en mouvement. D’abord un Milan noir tout juste revenu d’Afrique, puis une, non deux, non ce sont 4 Buses variables qui cerclent ensemble au dessus des près, elles aussi remontent vers leurs sites de nidification. Quelques instants plus tard, c’est un Circaète Jean le Blanc suivi d’un deuxième qui fait son apparition. Au dessus de l’étang, comme s’il n’y jetait qu’un coup d’œil, un Balbuzard pêcheur fait quelques sur places et puis s’en va ! Au loin, des cris évoquant des ambiances nordiques retentissent. Ce sont des Grues cendrées, plus de 300 dont le vol en V s’étire dans le ciel. Probablement des hivernantes camarguaises voire des espagnoles qui empruntent la vallée du Rhône en direction des terres  scandinaves. Elles symbolisent à elles seules le renouveau, le printemps !

Grues cendrées

Dans la Crau sèche voisine, les alouettes entament leurs chants de parade haut dans les airs. Les plus nombreuses sont les Alouettes des champs et plus rares mais en progression au cours des dernières années, les Alouettes calandres mettent aussi beaucoup d’entrain pour conquérir un territoire et une femelle.

Alouette calandreAlouette calandreAlouette calandre

Près de la bergerie de Peau de Meau, tout semble calme, le troupeau de moutons pâture mais à proximité un discret couple de Faucon crécerellette prospecte un tas de galets à la recherche d’un site de nidification, le même qu’a choisi une chevêche qui n’hésite pas à le faire savoir en fondant avec vigueur sur les squatteurs. Une petite tranche de vie printanière en plaine de la Crau.

Plaine de CrauPerdrix rouge

La hêtraie sacrée

Dès les prémisses du printemps, les pics vocalisent dans la hêtraie relictuelle de la Sainte-Baume. Pic vert en tête mais aussi le plus grand des pics d’Europe, le Pic noir. Cette femelle reconnaissable à l’avant de la calotte noire, cherchait discrètement sa nourriture à moins de 5 mètres du sentier. Seuls quelques rares tambourinages trahissaient sa présence. A notre approche elle s’est envolée et durant quelques instants est restée à découvert. Juste le temps de la photographier avant qu’elle ne disparaisse à nouveau dans le bois.

Sans feuilleHêtre séculaireIndices de présence du Pic noirPic noir

Flamant nain

Depuis la mi-janvier, un Flamant nain Phoenicopterus minor est présent au parc ornithologique de Pont de Gau en Camargue.

Flamant nainFlamant nainLe Flamant nain vit dans le Sud-Ouest asiatique et sur une grande partie de l'Afrique. Les individus observés en France sont probablement des échappés de captivité. En Camargue, les observations de cette espèce sont assez fréquentes, un cas de reproduction a même été noté en 2001.

Pays aixois

Quelques photos de balades en pays aixois en ces journées très printanières, bercés par les premiers chants des fauvettes pitchous et des alouettes lulus ! et pourtant nous ne sommes encore qu'au mois de février et les hivernants sont encore là !

Merle à plastronTichodromeAccenteur alpinAigle de Bonelli

Plongeon imbrin

Mercredi après-midi petite virée dans le 06 à la recherche du Plogeon imbrin qui traine dans le Golfe de Juan depuis le mois de décembre.

L'oiseau est resté toute la matinée à pêcher au milieu de la baie, autrement dit impossible de faire la moindre photo. Après un petit tour dans le Parc de la Pinède pour voir les écureuils à ventre rouge (photos à venir) retour en bord de mer. L'oiseau daigne enfin venir près du bord, l'espace d'un instant dans la lumière.

Plongeon imbrin

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