Lecture pour l'été : Bill Bryson - Promenons-nous dans les bois

Promenons-nous dans les boisBill BRYSON, Promenons-nous dans les bois

« Les distances changent radicalement quand vous abordez le monde à pied. 2 km deviennent un bon bout de chemin ; 4, un trajet conséquent ; 15, énorme ; 80, à la limite du concevable.  Vous prenez conscience de cette immensité de la planète que seuls vous et une petite communauté de marcheurs peuvent percevoir. Sa véritable échelle est vote secret. En randonnée, la vie revêt une simplicité bien ordonnée. Le temps cesse d’avoir une signification. Vous vous couchez quand il fait sombre et vous vous levez quand la lumière revient, tout ce qui se passe dans l’intervalle n’est qu’un entre-deux. C’est merveilleux en vérité ».

C’est en découvrant par hasard les marques blanches sur un arbre près de chez lui que Bryson entame la découverte de l’Appalachian Trail, long sentier de 3500 km, à moins que ce ne soit 3502, 75 km, ou encore 3498 km, bref … peu importe. Toujours est-il que ce sentier s’étirant du Maine à la Géorgie traverse les grandes forêts Nord-américaines et plusieurs parcs naturels.

C’est en compagnie de son camarade Katz que Bryson va effectuer ce retour à la nature et éprouver les difficultés et les joies de la longue randonnée. Tous deux peu expérimentés, la tâche va tout d’abord être un calvaire. Katz n’a qu’une hâte : retrouver un motel le plus rapidement possible pour regarder X-Files en sirotant un coca et Bryson énumère tous les cas et les causes de mortalité sur l’AT craignant par-dessus tout la rencontre avec l’ours noir ou le puma dont la présence dans les contrées traversées reste incertaine.
Au fil des pas, les deux amis vont cependant être subjugués par la beauté des paysages rencontrés et le fascinés par la rupture avec la routine quotidienne.
La consécration du voyage arrive sur les dernières étapes : la rencontre avec l’animal sauvage, l’orignal.

« C’est une expérience extraordinaire de se retrouver en pleine forêt face à un animal sauvage qui est beaucoup plus grand que vous (…). Aucun de nous ne semblait savoir quoi faire. Un certain parfum d’aventure évident, gratifiant, présidait à tout cela, mais il y avait aussi quelque chose de plus profond : une sorte de reconnaissance mutuelle respectueuse rendu possible par le contact visuel prolongé. L’exaltation naissait surtout de cette sensation : la conscience que, dans une certaine mesure, nous nous saluions à travers cette évaluation réciproque ».

Après plusieurs semaines passées au cœur des bois, les deux citadins éprouvent la fierté de pouvoir déclarer être devenus de véritables randonneurs : « Nous étions de vrais randonneurs, maintenant. Nous avions chié dans les bois et dormi avec les ours. Nous étions devenus, - et serions pour toujours – des hommes des montagnes ».

Pour qui a déjà effectué des randos sur plusieurs jours, ce roman, écrit dans un style assez drôle, rappelle de nombreux moments vécus. L’étonnement éprouvé à chaque fois que l’on soulève de nouveau le sac « c’était vraiment si lourd ? », la faim qui vous suit, et, bien entendu, l’enthousiasme éprouvé une fois arrivé au sommet ! Vraiment, ça donne envie de repartir, sac sur le dos ! En avant !

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