Lectures

Romans, textes de philosophie, romans naturalistes, venez découvrir la nature au fil des lignes !

Relooking du site

Le printemps est arrivé et Petit Canaillou a fait peau neuve pour revêtir une tenue de la collection printemps-été ! 

Autre nouveauté sur le site : une galerie vidéos présentant des petits films réalisés au fil des balades. Alors n'hésitez pas à les visionner et à les commenter !

Vous pourrez également les retrouver sur You tube 

Terre sauvage Novembre - Décembre 2012

Un article sympa sur le loup dans le Terre sauvage de ce mois-ci, en prime un bilan sur l'état de la biodiversité en PACA, intéressant à lire.

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Lecture pour l'été : Bill Bryson - Promenons-nous dans les bois

Promenons-nous dans les boisBill BRYSON, Promenons-nous dans les bois

« Les distances changent radicalement quand vous abordez le monde à pied. 2 km deviennent un bon bout de chemin ; 4, un trajet conséquent ; 15, énorme ; 80, à la limite du concevable.  Vous prenez conscience de cette immensité de la planète que seuls vous et une petite communauté de marcheurs peuvent percevoir. Sa véritable échelle est vote secret. En randonnée, la vie revêt une simplicité bien ordonnée. Le temps cesse d’avoir une signification. Vous vous couchez quand il fait sombre et vous vous levez quand la lumière revient, tout ce qui se passe dans l’intervalle n’est qu’un entre-deux. C’est merveilleux en vérité ».

C’est en découvrant par hasard les marques blanches sur un arbre près de chez lui que Bryson entame la découverte de l’Appalachian Trail, long sentier de 3500 km, à moins que ce ne soit 3502, 75 km, ou encore 3498 km, bref … peu importe. Toujours est-il que ce sentier s’étirant du Maine à la Géorgie traverse les grandes forêts Nord-américaines et plusieurs parcs naturels.

C’est en compagnie de son camarade Katz que Bryson va effectuer ce retour à la nature et éprouver les difficultés et les joies de la longue randonnée. Tous deux peu expérimentés, la tâche va tout d’abord être un calvaire. Katz n’a qu’une hâte : retrouver un motel le plus rapidement possible pour regarder X-Files en sirotant un coca et Bryson énumère tous les cas et les causes de mortalité sur l’AT craignant par-dessus tout la rencontre avec l’ours noir ou le puma dont la présence dans les contrées traversées reste incertaine.
Au fil des pas, les deux amis vont cependant être subjugués par la beauté des paysages rencontrés et le fascinés par la rupture avec la routine quotidienne.
La consécration du voyage arrive sur les dernières étapes : la rencontre avec l’animal sauvage, l’orignal.

« C’est une expérience extraordinaire de se retrouver en pleine forêt face à un animal sauvage qui est beaucoup plus grand que vous (…). Aucun de nous ne semblait savoir quoi faire. Un certain parfum d’aventure évident, gratifiant, présidait à tout cela, mais il y avait aussi quelque chose de plus profond : une sorte de reconnaissance mutuelle respectueuse rendu possible par le contact visuel prolongé. L’exaltation naissait surtout de cette sensation : la conscience que, dans une certaine mesure, nous nous saluions à travers cette évaluation réciproque ».

Après plusieurs semaines passées au cœur des bois, les deux citadins éprouvent la fierté de pouvoir déclarer être devenus de véritables randonneurs : « Nous étions de vrais randonneurs, maintenant. Nous avions chié dans les bois et dormi avec les ours. Nous étions devenus, - et serions pour toujours – des hommes des montagnes ».

Pour qui a déjà effectué des randos sur plusieurs jours, ce roman, écrit dans un style assez drôle, rappelle de nombreux moments vécus. L’étonnement éprouvé à chaque fois que l’on soulève de nouveau le sac « c’était vraiment si lourd ? », la faim qui vous suit, et, bien entendu, l’enthousiasme éprouvé une fois arrivé au sommet ! Vraiment, ça donne envie de repartir, sac sur le dos ! En avant !

Pascal Etienne : Norvège, Finlande, Suède

Norvège  MON LIVRE COUP DE COEUR A MONTIER-EN-DER !

Riche de ses 20 années de prospections naturalistes dans ces trois pays, Pascal Etienne nous présente dans ce livre de 400 pages de nombreux itinéraires en Norvège, Suède et Finlande pour découvrir les plus beaux sites naturels. Agrémenté de photos magnifiques, vous pourrez découvrir les secrets et les différents biotopes de ces pays nordiques. 

De la mer à la toundra, en passant par la Taïga et les tourbières, les espèces sont aussi variées que les paysages.Ne connaissant que le Sud de la Suède et n'étant pas allée plus au Nord que Stokholm, ce livre sonne pour moi comme une invitation au voyage ...Peut-être le sera-t-il pour vous aussi ?

Bernaches nonnettesBernaches nonnettes sur l'île d'Öland

Site Internet à visiter !

Juste un petit mot pour vous inviter à vister un autre blog bien sympa et de très jolies images ... de l'extérieur :

Mon regard sur le monde du dehors

Fou de Bassan

Oiseau de malheur - Johanna Sinisalo

oiseau de malheurC'est lors de mon voyage en Islande que j'ai commencé la lecture de ce livre, et c'est en mer, au large des calanques de Marseille que je l'ai achevée. On ne pouvait rêver conditions plus appropriées !

Johanna Sinisalo, née en 1958 en Laponie finlandaise nous invite au voyage. Voyage à la découverte de soi, de l'autre et au retour à la nature, la vraie nature sauvage, loin des jardins et des paysages humanisés. Fuyant la société de consommation, c'est au coeur de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande, sans cesse suivi et épié par le Kéa, que le jeune couple va se construire au fil de cette longue randonnée éprouvante et semée d'embuches. Nous pouvons suivre, successivement au fil des pages, les sensations éprouvées par les deux narrateurs qui perdent peu à peu tous leurs repères et renouent avec les instincts les plus primitifs : haine, violence, admiration, angoisse ... C'est au final avec les véritables valeurs qu'ils renouent : le plaisir d'être ensemble, de savourer un modeste repas, et le plaisir d'être en vie.

Ce n'est qu'au sein de cette expérience commune que peut se souder le couple : "Rien n'aurait été pareil sans elle, sans avoir conscience à tout instant que d'autres yeux, d'autres oreilles, d'autres faisceaux de muscles percevaient la même chose, que plus tard, à n'importe quel moment, je pourrais ressortir le Souk de sa tête comme d'un coffre à trésor dont nous serions les seuls à posséder la clef".

Oiseau de Malheur est aussi un texte engagé, engagé pour la protection de l'environnement. Des extraits des recueils naturalistes parsèment le roman présentant la faune locale et les enjeux de conservation, en particulier au sujet du Kéa. Le traitement des déchets est également un thème récurrent tout au long du livre. Que faire de nos déchets ? La question se pose aussi bien au fil de la randonnée que dans notre société. Jirki déplore l'insouciance avec laquelle nous nous en débarrassons :"S'en débarrasser, voilà le maître mot. Que ferions-nous, tout bien réfléchi, s'il n'y avait pas sans cesse quelqu'un pour s'occuper de nos ordures ? Comment nous sommes choqués quand on nous demande de les prendre en charge nous-mêmes. Produire des déchets est aussi naturel que respirer. Et de manière tout aussi naturelle le déchet devient toujours le problème de quelq'un d'autre. [...] Chacun devrait être obligé d'entasser régulièrement sur le sol de son salon tous les déchets qu'il produit pendant une semaine, avec interdiction de s'en débarrasser. L'amas decrait rester là toute la semaine, et tiens tiens, pour une fois, ce ne serait pas le problème de quelqu'un d'autre".

Une épopée riche en expérience également pour le lecteur, qui, il est vrai peut peiner au début du roman pour suivre le fil quelque peu éclaté de la narration, aussi bien spatialement que temporellement. Mais il faut apprendre à y cheminer pour goûter au plaisir de la lecture. Qui sait, vous vous laisserez peut-être vous aussi surprendre !

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